Les libéraux doivent corriger les exigences de quarantaine et de test pour les travailleurs agricoles étrangers

Ottawa (Ontario) – L’honorable Michelle Rempel Garner, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de la Santé, et Lianne Rood, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, ont envoyé la lettre suivante aux ministres libérales de la Santé et de l’Agriculture pour les presser de corriger les exigences de quarantaine et de test applicables aux travailleurs agricoles étrangers :

« Nous vous écrivons pour vous demander de régler les problèmes liés aux voyageurs internationaux et au traitement des travailleurs agricoles étrangers qui attendent d’être testés pour se rendre à leur travail. Le régime actuel soulève des préoccupations majeures auxquelles il faut répondre.

« Le 16 mars, la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et de l’Inclusion des personnes handicapées a diffusé un communiqué de presse sur votre « plan exhaustif ». Ce communiqué de presse ne traitait pas des enjeux clés soulevés par les agriculteurs et les travailleurs étrangers, notamment les tests de dépistage de la COVID-19 dans les 10 jours suivant l’arrivée au Canada des travailleurs agricoles étrangers. En fait, ce communiqué ne fait qu’augmenter l’incertitude des producteurs.

« Selon les exigences actuelles, les voyageurs et les travailleurs étrangers doivent prendre contact avec une infirmière pour faire un test de dépistage de la COVID-19 à domicile 10 jours après leur arrivée au Canada, et envoyer ce test pour traitement pendant qu’ils continuent la quarantaine obligatoire de 14 jours. Selon ces exigences, les gens doivent pouvoir communiquer avec une infirmière et avoir accès à des services de messagerie.

« L’accessibilité et le fonctionnement de ce système posent des défis majeurs partout au Canada rural, touchant des milliers de travailleurs agricoles étrangers qui viennent pour la saison de 2021 et courent le risque de perturber la chaîne d’approvisionnement alimentaire du Canada.

« Des intervenants ont soulevé les enjeux suivants au sujet du programme actuel du gouvernement libéral :

  • Les agriculteurs et les travailleurs qui téléphonent au gouvernement pour parler avec une infirmière font face à de longs temps d’attente ;
  • De nombreux travailleurs agricoles étrangers ne parlent que l’espagnol, ce qui crée une barrière linguistique ;
  • Le recours à des interprètes est parfois refusé en raison de préoccupations quant à la vie privée ;
  • Quand des tests sont effectués, les travailleurs doivent les envoyer par Purolator. Cependant, au Canada rural, ces services peuvent être limités et non offerts le week-end. Cela signifie que des tests, qui sont censés être fiables pendant 48 heures, ne peuvent pas être envoyés l’ASPC en temps opportun ;
  • Les agriculteurs craignent d’enfreindre les règles de quarantaine en raison d’un manque d’accès aux services de Purolator au Canada rural, avec des amendes pouvant atteindre 100 000 $.

« Alors que tous les Canadiens qui reviennent de voyages à l’étranger font face à ces défis, ce programme ne répond pas aux besoins d’accessibilité uniques des régions rurales. Les travailleurs agricoles étrangers jouent un rôle clé dans la production des aliments qui nourrissent notre pays, et les défis posés par ce nouveau programme de quarantaine mal conçu pourraient mettre notre chaîne d’approvisionnement en péril. »

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